Recherche + développement
La technologie au service
du vivant.
Studio SIT est né d'une conviction : au service de la scène, la technologie peut repousser les frontières du vivant. Fondé par des chercheurs-créateurs au croisement de l'informatique, de la danse contemporaine, du théâtre et des nouveaux médias, SIT développe des dispositifspensés pour et avec les artistes — dont les retombées s'inscrivent directement dans la réalité des productions.
Deux axes complémentaires
Créer le logiciel, intégrer le matériel.
La R&D de SIT s'articule autour de la création logicielle sur mesureet de l'intégration matérielle avancée. Son modèle repose sur des partenariats stratégiques avec des développeurs, des centres de recherche et des organismes culturels — une écologie d'innovation à but non lucratif.
- Son immersif ambisoniqueEn enregistrement, en diffusion en direct et en webdiffusion — l'espace sonore comme matière de création.
- TéléperformanceDes environnements où des artistes distants cohabitent dans une même image, en temps réel.
- Webdiffusion interactiveDes plateformes où le spectateur devient acteur, et où la scène se prolonge en ligne.

Cycles de recherche
Capturer le vivant, pas le filmer.
Face aux salles fermées, la subvention Ambition Numérique du ministère de la Culture et des Communications a permis à SIT d'inventer des protocoles de webdiffusion conçus pour la scène, par la scène. Prise de vue multicaméra, traitement en temps réel de l'image et du son en qualité cinématographique — dans des architectures légères, montables rapidement et financièrement accessibles. L'enjeu : préserver les dynamiques kinesthésiques, la présence corporelle et la tension dramaturgique. Des productions de Danse Danse — avec Alan Lake, Sylvain Émard ou Virginie Brunelle — ont servi de terrain d'expérimentation réel.
Trois plugins cofinancés pour Isadora (Troikatronix)
- Screen Capture — capture d’écran en temps réel, réinjectée dans Isadora pour le mapping scénique
- RTMP Streamer — webdiffusion native depuis Isadora, sans logiciel tiers
- Pythoner — Python au cœur d’Isadora, et dès 2021 les premières intégrations d’IA

Jouer ensemble, de partout.
Et si la distance n'était plus un obstacle, mais une dramaturgie ? Avec la subvention Cultiver, SIT a développé IzzyCast, une suite de plugins pour Isadora construite en partenariat avec Troikatronix et Zoom. Un artiste à Montréal, un technicien à Berlin, une danseuse à Tokyo — tous connectés dans le même espace de création, en temps réel, avec la pleine puissance du logiciel. C'est aussi un outil d'accessibilité et d'écoresponsabilité : moins de déplacements contraignants, une empreinte carbone réduite pour les arts vivants numériques. La téléperformance cesse d'être une solution de rechange au vivant : elle en devient une extension.

Voir où on regarde. Entendre où on écoute.
Ce volet franchit la frontière entre la scène et l'immersion totale : intégrer la vidéo stéréoscopique 180° et le son ambisonique d'ordre supérieur (HOA) directement dans Isadora. Un webplayer et une application pour casque VR sont en développement — deux interfaces où l'utilisateur navigue entre plusieurs enregistrements stéréoscopiques, oriente son écoute comme son regard en six degrés de liberté, l'image et le son liés. Une chorégraphie re-vécue d'un autre angle ; un quatuor réécouté depuis le violoncelle. Pour le rendre possible dans Isadora, SIT a été partenaire de développement d'une suite de plugins audio dédiés à la spatialisation et au routage immersif.

Le corps cesse d’être un déclencheur. Il devient une partition.
Et si on pouvait mesurer l'effort invisible — la tension dans le corps de l'interprète — en temps réel, sans aucun capteur ? SIT développe un outil capable de calculer la tension musculaire des principaux groupes du corps par inférence biomécanique : sans combinaison, sans électrodes, sans infrastructure spécialisée. Pour l'alimenter, un outil de capture de mouvement 3D s'appuyant sur une à quatre webcams ordinaires. L'innovation n'est pas la capture elle-même, mais ce qu'on en fait : traduire ces données en tensions musculaires exploitables pour déclencher du son, transformer l'image, moduler la lumière. Non plus ce que fait le corps, mais l'intensité avec laquelle il le fait.

Un principe fondateur guide toute la R&D : l'autonomie des artistes, plutôt que la dépendance aux plateformes commerciales.
